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Comment prouver que cette photo ou cette illustration est la vôtre : le guide complet de l'horodatage

Vos créations vous appartiennent. Encore faut-il pouvoir le prouver. Droit d'auteur, enveloppe Soleau, horodatage numérique : tout ce qu'un créatif doit savoir pour protéger ses images.

Comment prouver que cette photo ou cette illustration est la vôtre : le guide complet de l'horodatage
timestamp

Vos créations vous appartiennent. Encore faut-il pouvoir le prouver !

Vous scrollez Instagram un matin, café en main, et vous tombez dessus : c'est votre photo. Celle que vous avez shootée un dimanche de novembre, sous la pluie, à genoux sur un trottoir. Sauf que cette fois, elle illustre la campagne d'une marque. #Lol . Sans crédit. Sans autorisation. Sans un euro.

Vous êtes furieux. Vous écrivez un message. Et là, on vous demande la seule chose que vous n'avez pas : une preuve de date. Pire , on vous ignore.

Ce scénario n'a rien de fictif. Il arrive chaque semaine à des photographes, des illustrateurs, des graphistes.

Le talent ne protège pas — la preuve, beaucoup plus !

Cet article explique comment fonctionne la preuve d'antériorité, pourquoi les méthodes classiques ne suffisent plus, et comment l'horodatage numérique change la donne pour les créatifs.

Ce que dit le droit (version courte)

En France, le droit d'auteur naît au moment de la création. Pas besoin de déposer quoi que ce soit : dès que vous appuyez sur le déclencheur, l'image vous appartient. C'est l'article L111-1 du Code de la propriété intellectuelle.

Le problème, c'est qu'en cas de litige, le droit d'auteur ne se suffit pas à lui-même. Il faut prouver que vous êtes bien l'auteur originel, et surtout que votre création existait avant celle de l'autre partie. C'est ce qu'on appelle la preuve d'antériorité.

Sans cette preuve, c'est votre parole contre la leur. Et devant un tribunal, souvent, la parole ne pèse pas très lourd.

Les méthodes traditionnelles (et leurs limites)

Plusieurs solutions existent depuis longtemps pour établir une date certaine sur une œuvre.

L'enveloppe Soleau, d'abord. Vous imprimez et mettez votre création dans une enveloppe spéciale vendue par l'INPI, vous l'envoyez, et l'institut la conserve. ( ca peut se faire numétiquement aussi). Elle prouve que le contenu existait à la date d'envoi. Elle coûte 15 € par enveloppe, elle est limitée en taille, et surtout elle est physique. Quand vous produisez 200 photos par shooting, ce n'est pas viable. :)

Le dépôt chez un huissier (aujourd'hui commissaire de justice) offre une preuve solide juridiquement, mais à un coût qui décourage : comptez 100 à 300 € par constat. Réservé aux cas où l'enjeu financier le justifie déjà.

L'envoi recommandé à soi-même est le bricolage le plus répandu. Vous vous envoyez un courrier contenant vos fichiers, le cachet de la poste faisant foi. En pratique, la valeur probante est faible et contestable.

Le point commun de ces méthodes : elles ont été conçues pour un monde où l'on crée quelques œuvres par an. Pas pour un flux continu d'images numériques.

L'horodatage numérique : ca marche comment ?

L'horodatage numérique résout ce problème à la racine. Le principe est simple, même si la technologie derrière est robuste.

Quand vous soumettez une image à un service d'horodatage, trois choses se passent :

Le système génère une empreinte numérique (un "hash") de votre fichier. C'est une suite de caractères unique, comme une empreinte digitale. Si un seul pixel de l'image change, le hash change complètement. Impossible de tricher.

Cette empreinte est associée à une date et heure précises — le timestamp. Ce n'est pas l'horloge de votre ordinateur (facilement modifiable) mais un horodatage certifié, ancré dans un registre externe.

L'ensemble est inscrit dans un registre infalsifiable. Certaines solutions utilisent la blockchain pour ça : une fois inscrit, le hash horodaté ne peut être ni modifié, ni supprimé, ni antidaté. C'est définitif.

Résultat : vous disposez d'un certificat qui prouve que ce fichier précis existait à cette date précise. Sans intermédiaire. Sans enveloppe. Sans huissier.

Ce que ça change concrètement pour un créatif

Prenons trois situations du quotidien.

Situation 1 — Le vol d'image sur les réseaux. Vous retrouvez votre photo utilisée sans autorisation. Avec un certificat d'horodatage, vous pouvez prouver que votre fichier original existait avant la publication litigieuse. Ça change le rapport de force immédiatement, même avant d'aller au tribunal.

Situation 2 — Le client qui conteste la paternité. Vous livrez des maquettes à un client. Le projet ne se fait pas. Six mois plus tard, vous découvrez que vos visuels ont été utilisés par un autre prestataire. L'horodatage de vos fichiers de travail prouve que vous êtes à l'origine du concept : bim.

Situation 3 — Le concours ou l'appel à projets. Vous soumettez une série à un festival ou un prix. L'horodatage préalable de vos images vous protège en cas de fuite ou de copie pendant le processus de sélection.

Dans les trois cas, la protection ne coûte rien en temps si elle est automatique. C'est tout l'intérêt d'intégrer l'horodatage dans votre flux de travail, plutôt que de le traiter comme une démarche séparée.

Les métadonnées EXIF ne suffisent pas

"Mes photos contiennent déjà une date dans les métadonnées EXIF, ce n'est pas suffisant ?"

Non. Les métadonnées EXIF sont écrites par votre appareil photo, mais elles sont modifiables par n'importe qui facilement. Elles n'ont aucune valeur probante devant un tribunal parce qu'elles ne sont pas certifiées par un tiers de confiance.

L'horodatage cryptographique, lui, repose sur un hash mathématiquement lié au contenu exact du fichier et ancré dans un registre que personne ne contrôle seul.

C'est une différence fondamentale.

Comment intégrer l'horodatage dans votre workflow ?

Si vous devez horodater manuellement chaque image une par une, vous ne le ferez pas. C'est humain. La seule approche qui fonctionne, c'est l'automatisation.

L'idéal, c'est que l'horodatage se déclenche au moment où vous importez vos images dans votre outil de travail — votre portfolio, votre DAM, votre espace de livraison client. Pas d'étape supplémentaire, pas de friction.

C'est exactement l'approche que nous avons choisie avec Granit.

Chaque image source uploadée sur la Granit est automatiquement horodatée. Pas de manipulation, pas de case à cocher. Vous uploadez, c'est protégé.

Concrètement, au moment du dépôt, Granit capture et scelle plusieurs informations dans un certificat structuré : le nom du fichier, son type, son poids exact en octets, la date et l'heure précise de l'upload (au format UTC, à la seconde près), l'identité de l'auteur rattachée au compte, et surtout une empreinte numérique SHA-256 — une signature unique calculée à partir du contenu brut du fichier. Si un seul pixel de l'image est modifié, le hash change entièrement. Le certificat ne prouve pas seulement que vous avez déposé un fichier à telle date — il prouve que ce fichier précis, dans cet état exact, existait à ce moment-là.

Mais Granit va plus loin. Le certificat n'est pas simplement stocké sur nos serveurs — il est ancré dans la blockchain Bitcoin via le protocole OpenTimestamps.

Votre preuve d'antériorité ne repose pas sur notre parole, ni même sur notre infrastructure. Elle est inscrite dans un bloc Bitcoin, un registre public, décentralisé, qu'aucune entité au monde ne peut modifier ou supprimer.

Prenons un exemple. L'image "Horizon océanique sous un ciel brumeux" uploadée le 26 février 2026 à 16h42 UTC génère ce certificat :

{
  "author": {
    "email": "xxxx@gmail.com",
    "name": "firstname lastname"
  },
  "created_at": "2026-02-26T16:42:29.000Z",
  "file": {
    "name": "Horizon océanique sous un ciel brumeux",
    "sha256": "bc49fc78...f9abe0b7",
    "size": 1186923,
    "type": "image/jpeg"
  },
  "platform": "Granit.app",
  "version": 1
}

Quelques heures plus tard, ce certificat est ancré dans le bloc Bitcoin #938479, miné le 27 février 2026. À partir de ce moment, la preuve est irréversible — elle ne dépend plus de Granit.

Même si notre plateforme disparaissait demain, votre certificat resterait vérifiable. Ce qu'on ne souhaite pas bien sûr !

Et c'est tout l'intérêt du dossier de preuve que vous pouvez télécharger à tout moment. Il contient 4 fichiers : le certificate.json (votre certificat horodaté), le certificate.ots (la preuve OpenTimestamps au format binaire standard), et le proof.json (les données brutes pour référence technique), et un joli PDF plus lisible.

Pour vérifier ? Rendez-vous sur opentimestamps.org, cliquez sur "Verify", uploadez le .ots puis le .json. Le site confirme, de manière indépendante, que le fichier existait avant ce bloc Bitcoin. Pas besoin de nous faire confiance — vérifiez vous-même.

Tout est ouvert, tout est vérifiable, tout est conçu pour que la preuve vous appartienne, pas à la plateforme.

On ne vous demande pas d'y penser, Granit le fait pour vous.


Ce qu'il faut retenir

Le droit d'auteur vous protège en théorie, mais l'horodatage vous protège en pratique.

Le droit d'auteur français naît à la création, mais sans preuve de date, il est très difficile à faire valoir. Les méthodes traditionnelles — enveloppe Soleau, huissier — ne sont pas adaptées à un flux de création numérique.

L'horodatage cryptographique génère une preuve infalsifiable, automatique et peu coûteuse. Les métadonnées EXIF ne constituent pas une preuve recevable. La meilleure protection est celle qui ne demande aucun effort supplémentaire — celle qui est intégrée à vos outils.

Vos photos, vos créations, vos oeuvres, méritent mieux qu'un "c'est ma parole contre la sienne".

Elles méritent Granit.