#1 L'art de l'assemblage : la composition ?
Assembler des photos, des textes, des peintures, du graphisme n’a rien de nouveau.
Accumuler des médias sans réellement réfléchir ne suffit pas à faire œuvre.
Ca n'impacte rien, ni personne.
La différence entre un pseudo collage et une création marquante tient en un mot : la composition. L'art invisible...
La composition est une signalétique invisible.
Sur un écran comme sur une toile, le user doit d’être guidé.
La composition devient signalétique.
Dans un espace 2D ( portfolio, page web, affiche), la composition remplace les murs et les couloirs.
- Elle hiérarchise et crie ce qui est important, chuchote les détails.
- Elle oriente grâce aux lignes de force, elle dit à l’œil : "Regarde ici, puis descends là".
- Elle rythme et elle gère les silences pour laisser l’œuvre respirer.
Sans cette signalétique, c'est perdu. Nous sommes sur WIX, TikTok et dans les super marchés de l'image.
L'assemblage / la composition sont des défis de structure - toujours dans l'histoire de l'ART.
La narration séquentielle (Les triptyques médiévaux) : Trois panneaux distincts, une seule histoire unifiée par la symétrie.
Jérôme Bosch, Le Jardin des délices, 1494 – 1505

Andy Warhol, Marylin Diptych, 1962

Francis Bacon, Trois études de Lucian Freud, 1969 <3

Ai Wei Wei, Dropping a Han Dynasty Urn, 1995

Aujourd'hui ?
La composition reste la clé de voûte des artistes qui fragmentent l'espace.
- David Hockney et ses mosaïques de polaroids , recrée le mouvement.
- Barbara Kruger utilise la typographie comme un slogan visuel indissociable de l'image.
- JR compose avec l'architecture urbaine elle-même.
Granit est là car comptent :
- l'agencement
- le point de focale
- l'alignement
- le vide
- la lisibilité
- l'impact
- la chronologie
- le rythme
- la hiérarchie